Culture du viol : Ne restons pas muets
- 22 sept. 2016
- 2 min de lecture
Crédit photo : Chase Carter
Dans les dernières semaines, les jeunes collégiens et universitaires sont retournés sur les bancs d’école. Et qui dit retour en classe, dit également la venue des initiations pour les nouveaux entrés. Jusque-là, on en a l’habitude. Ce qui cloche, c’est que ces initiations sont de plus en plus dangereuses et prônent de plus en plus la culture du viol.
Les 12 travaux d’Hercule revisités par certains étudiants en Communication à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) ont clairement été la goutte faisant déborder un vase déjà trop plein depuis plusieurs années. La promotion de la culture du viol est présentée comme un jeu rigolo afin d’inclure les nouveaux élèves. N’était-ce pas ironique que d’utiliser une activité censée rallier les jeunes hommes et femmes afin de donner des défis à caractères sexuels, misogynes et dangereux ?
« Un shootgun dans une craque de seins 3 pts »
C’est lorsque l’on peut lire des phrases du genre sur les fiches d’initiations de nombreux cégeps et universités que l’on réalise l’omniprésence d’une culture du viol banalisée auprès des jeunes adultes. Une étudiante souhaitant rester anonyme a d’ailleurs révélé à l’Impact Campus certaines des pratiques ayant lieu sur les campus : « À un moment, il fallait simuler une fellation sur une banane. Mon amie et moi ne voulions pas participer. On nous a dit que si on ne jouait pas, notre équipe allait perdre des points à cause de nous. Je me suis sentie mal… Un peu trop ». C’est aberrant de constater que la pression exercée lors de ces initiations est tellement lourde à porter que certaines femmes se sentent mal de ne pas obtempérer à agir de telle sorte qu’elles vont à l’encontre de leurs propres valeurs. Selon une étude sur les agressions sexuelles faite par le gouvernement du Québec en 2009, 34 % des victimes d’agressions sexuelles sont âgées de 18 ans et plus, 71 % des agressions ayant été perpétré par une connaissance de la victime. Il est évident qu’il faut agir afin d’éviter d’encourager ces statistiques d’augmenter.
Non c’est non !
Heureusement, dans les dernières années, plusieurs institutions académiques se sont dotées d’organisation ayant pour but de lutter contre ces pratiques et contre tout préjudice pouvant être causé aux femmes. 90 % des agressions ne sont pas dénoncé. Il est impératif d’ouvrir la discussion et d’encourager toute femme se sentant en danger ou qui a vécu une agression à dénoncer.
« La culture du viol, ce n’est pas seulement le viol en soi : ce sont tous les discours et la banalisation du viol et de l’agression violente » — Annie Grégoire-Gauthier, membre du Comité Femmes de l’Université Laval














Commentaires